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Abstentions constructives, rejet des considérations de politique interne, meilleure consultation - 11 pays de l'UE souhaitent repenser le droit de veto
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Abstentions constructives, rejet des considérations de politique interne, meilleure consultation - 11 pays de l'UE souhaitent repenser le droit de veto

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En bref

  • Onze pays de l'UE, Allemagne en tête, soutiennent une note demandant de repenser le droit de veto en politique étrangère commune (PESC)
  • Le texte, transmis le 31 août, vise la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères du 2 septembre en Irlande
  • Il propose l'abstention constructive, l'exclusion des motifs de politique intérieure et une meilleure consultation avant tout veto

Analyse Belxit

Onze capitales, la Belgique comprise, veulent que dire non coûte plus cher. L'abstention constructive, c'est le nom poli donné à la pression du groupe : se taire plutôt que bloquer. Berlin pousse, Paris suit, et la Belgique signe la note sans discuter. Ce qui reste de souveraineté diplomatique belge se négocie désormais à onze contre un, avant même le vote.

Dix pays membres ont soutenu la démarche de l’Allemagne d’insuffler une nouvelle approche commune pour une meilleure prise de décision dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) de l’UE, en l’occurrence la France, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique, l’Autriche, la Roumanie, la Finlande, le Danemark, la Suède et l’Espagne.

Cette note, vue par Agence Europe, a été transmise lundi 31 août pour alimenter les discussions des ministres des Affaires étrangères des Vingt-sept réunis informellement le 2 septembre en Irlande.

Ces pays, emmenés par Berlin, qui milite depuis longtemps pour un changement de règles, demandent notamment de repenser l’usage du droit de veto dans

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