Logement: l'UE veut aider les villes à hausser le ton face à Airbnb
En bref
- Le logement relève des compétences nationales, pas de l'UE
- La Commission présente un plan d'appui juridique aux villes contre les meublés touristiques type Airbnb
- New York, Tokyo, Barcelone ou Paris ont déjà restreint ce marché
Analyse Belxit
Rien dans les traités n'a jamais confié le logement à l'Union. Vingt ans que les capitales auraient pu trancher seules la question des meublés touristiques, sans attendre personne. La Commission choisit ce moment précis pour se présenter comme le bras juridique des municipalités, et transformer une carence nationale en occasion d'étendre son propre terrain d'action.
Bruxelles (Belgique) (AFP) – Face à la crise du logement, l'Union européenne a dévoilé mercredi un plan pour soutenir les villes qui veulent limiter les locations de courte durée, de type Airbnb.
Bruxelles entend offrir aux collectivités des bases juridiques pour encadrer les locations de courte durée dans les zones touristiques, où il devient de plus en plus difficile de se loger.
"Lorsque le marché échoue à fournir quelque chose d'aussi fondamental qu'un logement abordable, les pouvoirs publics ont la responsabilité d'agir", a souligné Teresa Ribera, la vice-présidente de la Commission, en dévoilant les mesures.
De New York à Tokyo en passant par Barcelone et Paris, un nombre croissant de villes à travers le monde ont imposé ou promis des restrictions sur les locations touristiques ces dernières années.
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