L'UE va encore durcir sa politique migratoire après la crise de Ceuta
En bref
- Le 30 juillet, environ 80 000 entrées irrégulières recensées en une seule journée à Ceuta
- La Commission étudie trois pistes pour durcir les frontières extérieures et les retours
- Une annonce est possible lors du prochain discours sur l'état de l'Union d'Ursula von der Leyen
Analyse Belxit
Ceuta le prouve une fois de plus : une brèche dans une minuscule enclave espagnole, et des milliers de clandestins circulent ensuite librement jusqu'à Lille ou Munich. Schengen n'est pas une frontière, c'est une passoire : la faille la plus fragile du continent devient la porte d'entrée de tout le monde. Seules les frontières nationales protègent encore quelque chose, il est temps de reprendre le contrôle de qui entre chez soi. Mais dans chaque vague migratoire, la Commission voit surtout une occasion en or de gagner en pouvoir, en budget, en outils. La crise ne protège jamais les peuples, elle nourrit toujours l'appétit de pouvoir de Bruxelles.
Sous la pression des États membres, la Commission européenne s'apprête à renforcer la lutte contre les arrivées irrégulières. Trois options sont sur la table et pourraient être annoncées lors du prochain discours sur l'état de l'Union.
La Commission européenne pourrait encore durcir sa politique migratoire après la crise de Ceuta. D'importants changements doivent être adoptés dans les prochains mois et pourraient être annoncés cette semaine par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, lors de son discours sur l'état de l'Union.
Le 30 juillet, environ 80 000 migrants en situation irrégulière sont entrés en une seule journée dans l'enclave espagnole de Ceuta, soit l'afflux le plus important enregistré ces dernières années. Une crise qui a renforcé la pression en faveur d'un durcissement des règles migratoires à l'échelle de l'Union européenne.
Malgré la baisse continue des franchissements irréguliers des frontière et des demandes d'asile dans l'UE depuis 2023, trois options sont désormais à l'étude pour renforcer les frontières extérieures du bloc et accélérer le retour des migrants en situation irrégulière, selon plusieurs responsables européens, diplomates et eurodéputés interrogés par Euronews.
Ces options ne s'excluent pas mutuellement, et Ursula von der Leyen pourrait finalement décider d'en poursuivre plusieurs simultanément.
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